Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 00:00

"Celui qui voyage peu chargé n'arrive pas fourbu. Celui qui ne se nourrit pas d'espoirs ne meurt pas d'inanition."


Philippe Djian, Incidences, Editions Gallimard, 2010, ahahahah

Par Solal Aronowicz - Publié dans : citations - Communauté : Agora
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 07:00

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sculpture devant l'église de la Rédemption

Berlin 32

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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 07:00

"Chacun a au fond de la conscience un noyau dont il ignore le contenu. Dans mon cas à moi, il s'agit d'une ville. Dans cette ville coule une rivière, et elle est encerclée par d'épaisses murailles de briques. Les habitants de cette ville ne peuvent pas en sortir. Les seules qui peuvent en sortir,  ce sont les licornes. Elles aspirent en elles l'ego et la personnalité des habitants et vont les rejeter à l'extérieur des murs. C'est pourquoi personne n'a d'ego ni de personnalité dans cette ville. Et moi, je vis dans cette ville. Voilà l'histoire. Je n'en sais pas plus puisque je ne l'ai jamais vraiment vue de mes yeux."


Haruki Murakami, la Fin des Temps, Editions du Seuil, 1992

Par Solal Aronowicz - Publié dans : citations - Communauté : Utopia
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 07:00

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Lueur entre les stèles

Mémorial de l'holocauste

Berlin 31

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /2010 07:00

"Voilà que ce fou de Dieu frappe à ma porte, l'oeil exalté et la queue toute propre, et me demande s'il m'arrive de penser à Dieu. Moi, je lui dis que j'ai tué Dieu. Que je l'ai traqué comme un chien, que je lui tranché les jambes au taille-haie, que je l'ai violé avec un épi de maïs avant de brûler son cadavre à l'acide."


Spider Jérusalem dans : le come-back du siècle, Warren Ellis et Darick Robertson, DC comics/Panini comics, 1998

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 07:00

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Reichstag depuis la Spree

Berlin 30

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 07:00

"- Acheter du blé, c'est bien, dit Wilkinson une fois que Julien a terminé son exposé. Gagner du blé, c'est mieux.

La salle rit, comme toujours lorsque Wilkinson se fend d'une plaisanterie.

- Pas d'inquiétude, conclut-il en levant la réunion. Mais pas d'erreur non plus.

Chacun regagne son poste. Pas d'inquiétude. Les bourses dégringolent. Tokyo, à la clôture, perd 9 %. Wall Street ferme, de manière temporaire et exceptionnelle, après la chute de près de 12% de ses deux principaux indices dès l'ouverture. Pas d'inquiétude. Sur le parvis de la Défense, des hommes errent, minuscules entre les tours. Soudain oisifs, les traders sont autorisés à rentrer chez eux."


Tancrède Voituriez, les lois de l'économie, Editions Grasset et Fasquelle, 2010

Par Solal Aronowicz - Publié dans : citations - Communauté : Agora
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 07:00

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ciel et bâtiment en contre-plongée

Reichstag

Berlin 29

Par Solal Aronowicz - Publié dans : images - Communauté : Reg' Arts Photos
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 07:00

"Tous les cerveaux humains sont prosaïques (...). Ce sont les terreurs indistinctes, tapies derrière ou au-dessus d'eux qui sont mystérieuses ou angoissantes. Nos faibles cerveaux... que peuvent-ils savoir de l'existence d'entités vampiriques qui peuvent se dissimuler en des dimensions plus élevées que les nôtres, ou même au-delà des étoiles ? Je pense qu'il arrive parfois à ces dernières de venir se loger dans nos têtes et que nos cerveaux sentent leur présence et, lorsqu'elles déroulent leurs tentacules pour nous sonder et nous explorer, nous sombrons dans la folie furieuse."


Frank Belknap Long, Légendes du mythe de Cthulhu, Christian Bourgois éditeur, 1975

Par Solal Aronowicz - Publié dans : citations - Communauté : Sagitairesfousdudeuxièmedécan
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 07:00

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Structure architecturale

musée de l'Holocauste

Berlin 28

Par Solal Aronowicz - Publié dans : images - Communauté : photo passion
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /2010 07:00

Il faut bien terminer, les choses doivent finir, prendre fin. De toute façon, c'est pas comme si on nous avait pas prévenu : tout s'achève de la même manière pour tout le monde, alors, autant faire face le plus vite possible. Inutile de tergiverser, la conclusion est inéluctable. Voilà donc trois épisodes, et le quatrième commence, que nous sommes suspendus comme d'étranges marionnettes en pleine course à l'entrée d'une fondamenta vénitienne, à la merci de balles à têtes explosives et ça ne peut plus durer longtemps, non, vraiment pas. Même une nouvelle série de flash-back ne pourrait pas indéfiniment nous tirer d'affaire. C'est donc le moment de revenir dans le temps présent, ici et maintenant, comme je le conseillais à Solal un peu auparavant et d'affronter ce qui nous poursuit, voire d'assumer les conséquences de nos actions, aussi réfléchies aient-elles pu être.


Disons-le d'emblée, et certains d'entre vous seront sans aucun doute rassurés, le sort de Corto Maltese n'est pas en jeu, loin de là. Nous pouvons le faire boire, un café au Florian par exemple, ou du Mission Haut Brion 89, oui, mais son destin n'est pas entre nos mains, il appartient à d'autres que nous. Partant, forcément, avec souplesse, agilité, et surtout, grâce à sa chance légendaire, il évite les trois balles qui lui étaient destinées (ou admettons qu'elles le ratent, ce qui, malgré l'entraînement de haut vol de la milice McDonald's,  au vu de l'heure tardive, est tout de même compréhensible) et, arrivé au bout de la fondamenta, il saute avec  une élégance de chat sauvage dans un vieux hors-bord en bois clair qu'il met en marche facilement en triturant quelques fils alors que gardes et chiens aboient encore sur la place, l'écume aux babines, le regard assoiffé de sang.


En ce qui nous concerne, Solal et moi, les choses sont un peu plus corsées, la situation est  plus complexe, demande une attention plus soutenue. Nous ne pouvons en effet nous en remettre qu'à nous-mêmes, ce qui, d'un certain point de vue, est déjà ça. Oui, c'est déjà quelque chose je pense.

Solal, qui maîtrise en partie les flux de ses énergies internes, on le sait, on en a déjà vu d'impressionnantes démonstrations, parvient in extremis à faire entrer son sixième chakra, Ajna, autrement dit son troisième oeil en vibration profonde, après avoir, malgré notre longue course désespérée, calmé le rythme de sa respiration. Il crée ainsi une sorte de champ magnétique qui forme une espèce de treillis, de réseau tressé de filaments rouges entrelacés  qui se met à flotter  autour de lui  comme les tentacules d'une méduse géante. L'air grésille soudain comme s'il était brusquement chargé d'une énorme quantité d'électricité. Les balles qui voulaient sa mort, à l'exception de l'une d'entre elle qui lui balafre profondément la joue gauche, s'écrasent contre les murs des maisons qui bordent le canal et Solal, de sa foulée à la fois souple et nerveuse mais encore claudiquante (certaines aventures laissent des traces) rejoindrait Corto Maltese dans son hors-bord,  sa belle pochette gris perle négligemment pressée contre son  estafilade toute neuve, si je ne restais pas derrière...


En effet, ne maîtrisant pas la méditation et les puissants pouvoirs qu'elle confère, la balle qui m'est destinée atteint son but : elle traverse ma nuque, juste sous l'occiput, de part en part, brisant mes cervicales, répandant ma moëlle épinière à généreuses giclées et ouvrant complètement, ce qui ne sera pas sans conséquences, on le verra, mon alta major, le chakra occipital qui contient, entre autres, d'anciens souvenirs de vies antérieures. En attendant, étant donné la force de l'impact et l'étendue des dégâts occasionnés par cette, il faut bien le dire, après tout, terrible blessure, je perds connaissance et je m'écroule comme une masse aux pieds de Solal (richelieu deux oeillets one-cut tabac foncé Anthony Delos, des bijoux à glacer au champagne une nuit de pleine lune, des beautés sauvages à chérir tendrement le soir au lit, à mourir devant quoi, tout simplement), alors que sur la place derrière nous, la meute, lippes retroussées, hurle, bave vocifère et exulte. Il y a un mort, la soirée est réussie, les gratifications et autres montées  en grade vont tomber !

 

Rester con, c'est aussi ne pas méditer tous les jours.

Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con - Communauté : Utopia
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 10:00

"Cthulhu vit toujours, lui aussi, enfermé à nouveau dans le gouffre de pierre qui l'a protégé depuis que le soleil est jeune. Sa cité maudite s'est enfoncée une fois de plus, car le Vigilant a navigué au-dessus du point où elle était apparue, après la tempête d'avril ; mais ses ministres sur la terre vocifèrent encore, font des simagrées et sacrifient toujours autour de monolithes coiffés d'idoles, en des lieux solitaires. Il doit avoir été pris au piège au moment où la cité s'engloutissait, alors qu'il se trouvait dans son noir abîme, sinon le monde serait déjà en train de hurler de frayeur et de frénésie. (...) Ce qui s'est soulevé peut s'enfoncer et ce qui s'est enfoncé peut se soulever. Cette nature repoussante attend et rêve dans les profondeurs et le délabrement gagne les cités chancelantes des hommes."


Howard Phillips LOVECRAFT, Légendes du mythe de Cthulhu, Christian Bourgois éditeur, 1975

Par Solal Aronowicz - Publié dans : citations - Communauté : Utopia
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