Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 08:07



guerrier, divinités
acrylique sur toile (n. 30), 30 X 30
décembre 2007




Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /2008 08:28


le pays secret 2 : anciennne forteresse assiégée par trois guerriers
acrylique et crayon gras sur carton entoilé (n.12), 30 X 40
août 2007


Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /2008 10:10


colonne vertébrale, série oraganique et réaliste 1
acrylique sur toile (n. 38), 80 x 60
mars 2008


Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /2008 14:35


trois guerriers fauchés en plein vol
acrylique sur toile (n. 42), 60 x 80
mars 2008


Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 20:20
Un homme (soyons large) qui a passé sa journée à courir en vue d'un marathon,
à faire des pompes pour durcir ses pectoraux et des tractions pour muscler ses bras,
à regarder l'épisode 22 de la saison 3 de desperate houswives pour savoir si les mariages respectifs de Gabby et de Susan auront bien lieu,
à ranger son salon parce que, franchement, le canapé à droite ça n'allait plus, et puis comme ça, il y a plus de place,
à jeter des notes dispersées en vue de trois romans (dont la mise au net de ce journal) et une pièce de théâtre,
à errer, avec un air très décidé et un t-shirt soigneusement choisi, dans un magasin de musique ouvert le dimanche pour trouver un film à regarder ce soir (ce sera a history of violence)...

Est-ce que l'homme qui a fait ces choses en toute connaissance de cause, sans vraiment hésiter, il en avait prévu certaines à l'avance, et qui se retrouve maintenant devant son ordinateur portable après avoir bu sa bière rituelle (sapporo), est-ce que cet homme a fait ce qu'il y avait sincèrement à faire pendant cette journée de dimanche ?

En fait, il s'est conduit comme s'il était seul, mais ce n'est pas le cas, il n'est pas seul.

Ce que je n'ai pas fait ce dimanche :
aller jouer au parc avec mon fils
lui passer la main dans les cheveux
l'embrasser, au coin du nez et de la joue
lui dire que je l'aime
lui faire répéter les noms des animaux
le balancer
me bagarrer avec lui
me promener avec lui
l'écraser dans mes bras

Là où une certaine forme de solitude devient un peu effrayante, c'est quand, à mon sens, on se demande honnêtement ce que vont faire les personnages de séries télévisées (voire se demander comment ça va tourner, à voix haute, seul dans le salon) et qu'on les prend comme exemples de réflexion.
C'est pourtant mon cas.
Dans desperate housewives saison 3, épisode 22, Carlos, l'ex-mari de Gabby Solis, fréquente Edie depuis quelques temps. Lorsqu'elle lui apprend qu'elle est peut-être enceinte et qu'ils regardent les résultats du test de grossesse ensemble, il s'emballe soudain et se met à imaginer tout ce qu'il et ce qu'ils pourraient faire avec cet enfant qui s'annonce. Ce, malgré son manque d'amour pour Edie. Il vient en effet de lui dire qu'il l'aimait bien, mais qu'il n'était pas amoureux d'elle.
Cependant, il se sent soudain prêt à avoir un enfant (un garçon de préférence) et à l'élever avec une femme qu'il apprécie sans l'aimer.

Cette place immense dans sa vie qu'il est prêt à faire pour un enfant, cette chambre de pirate qu'il a en vue, me renvoient immanquablement à tout ce que je n'ai pas fait pour mon fils et avec mon fils aujourd'hui et à la place que je ne lui donne pas dans ma vie.
Bien sûr, je le verrai demain.
Mais aujourd'hui, il ne m'a pas vu et je ne l'ai pas vu, nous n'avons rien fait ensemble.

Est-ce que je ne passe pas mon temps à combler du vide par des choses qui n'ont absolument aucun sens pour éviter de faire ce qui compte : m'occuper de mon fils ?
Est-ce que quelque chose d'autre recèle le moindre sens face à ça : l'éducation de mon fils ?
Je suis enseignant, je suis payé pour savoir que nous vivons dans un monde répugnant à bien des titres.
Et je ne serais pas là pour lui montrer le chemin et le protéger ?

Je participe à ce monde sale et égoïste en écrivant des bribes de romans qui ne seront ni lus ni édités, en préparant des marathons tout en sachant que je ne passerai sans doute jamais en dessous de la barre des 3 h 15, en regardant des séries télévisées qui ne font que ressasser la superficialité et la monstruosité du monde que je construits moi aussi à chaque instant où je ne suis pas auprès de lui.
Cet obstacle du prétendu manque d'amour me taraude car qui est cet homme qui ne parvient pas à faire ce sacrifice ?
Qui est cet homme qui n'est pas capable de dire : mon fils, je te donne tout mon temps et tout mon espace pour faire de toi un homme, à mon tour, à ton tour ?

J'ai tout reçu, pourquoi ne puis-je pas donner ?

Je suis en train de me préparer un acte d'accusation qui sera prononcé dans 10, 12 ans au plus tard.

Je répondrai : tu vois mon fils, c'était important de rester con.



 

Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con - Communauté : Agora
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 09:18


pardon mister K'
acrylique, marqueur et peinture métallisée sur toile (n. 48), 60 x 80
juillet 2008


Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /2008 14:00


le trésor suspendu
acrylique et marqueur sur toile (n. 33), 60 X 80 cm
février 2008


Par Solal Aronowicz - Publié dans : toiles - Communauté : Utopia
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /2008 11:20
L'été, saison délicate et atroce traversée par le spectacle de déesses à demi dénudées,
défendues avec un acharnement  distant et soyeux...

Une chaleur moite colle à ma peau tannée par un soleil violent, je respire des images de femmes magnifiques qui marchent, interdites, dures, horriblement désirables.

Assis, libidineux, vautré même, oisif au coin d'une terrasse qui domine le barrio, tirant sur un edmundo puissant, encore vert, trop jeune, je triture les images taraudantes que ces visions m'inspirent.
La pulsion, montrueuse, tentaculaire, monte en moi depuis mon ventre amolli par la fumée et l'alcool.
Je déglutis une salive épaisse et ce que je ne parviens pas à avaler, je le crache à côté de moi.
Je commande un dix-neuvième mojito d'un geste bref.

Tout entier, je suis poisseux, sale, dégoûtant et je voudrais me vomir s'il ne faisait pas trop chaud pour ça.

Ces filles, suspendues au dessus du sol de la ville dans leurs sandales à talons hauts et lanières fines qui serrent  (Araki, à l'aide !) leurs chevilles étroites et brunes, avancent, précédées par leurs "boucliers provocants" armés de pointes noires, ceux là. Elles  avancent comme des chars d'assaut au blindage de chair durcie dirigeant leur canon dans une direction qui n'est pas la mienne.

Car elles défilent sans un regard, droite et dures, embastillées dans leurs nippes de marque qui leur font comme des armures de soie et de lin.
Ces femmes sont toutes prêtes à une guerre brutale et sans pitié, si ce n'est contre le genre masculin dans son ensemble, contre moi en tout cas.
Elles lancent leurs premières attaques sans prévenir, à la dérobée mais sans pitié. Un cil aiguisé comme une lame se plante dans mon oeil, du sang coule dans mon mojito, formant un nuage foncé.

Je ne bronche pas, elles sont trop fortes. Tout cela sans un regard, sans donner l'impression d'avoir remarqué mon existence.
Je ne vois pas venir la deuxième attaque, avec un oeil crevé, aussi, ce n'est pas facile. Le creux d'une taille élastique me frappe sur le  côté du visage, me brisant arcade et pommette.
Mes vêtements de lin blanc, ce matin encore vaporeux, sont à présent lourds de sang et pèsent sur mon corps comme de vieux draps trempés.
Défiguré, je parviens quand même à finir mon mojito d'une main tremblante tandis qu'un ongle rouge et tranchant lacère mes cuisses.

Impossible de lutter, je suis trop faible.
Je laisse la somme nécessaire sur la table après avoir discrètement subtilisé un couteau à dents bien coupant, ceux qu'on sert pour les steaks.
Furtivement, je me glisse dans une ruelle qui mène dans une cour intérieure, plus ou moins secrète, où les détritus jonchent le sol, où le ciel ne tombe que voilé.
La pulsion remplit maintenant mon corps tout entier et le déforme sous la force de cette pression intérieure qui écrase tous mes organes internes.

Il me reste juste assez de libre arbitre et de courage propre pour m'ouvrir le ventre d'un geste précis et arracher à pleines mains la pulsion ignoble et visqueuse qui coule sur le sol sale et mouillé.
La pieuvre immense s'agite mollement et bat l'air vicié de ses tentacules qui cherchent à la hisser hors de la cour par le haut.
Alors que je meurs calmement, j'entends la voix du garçon qui éructe :
- Eh toi, le connard là-bas,  il manque 23 francs !
Le coup de pied rageur qu'il me lâche dans la mâchoire sera mon dernier contact avec ce monde plein de couleurs.

Plus loin, sur le haut du barrio, une belle femme tenant un petit garçon par la main semble chercher un homme.

Rester con, c'est aussi ne pas payer ses mojito.

Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 18:43
Croyant répondre à la curiosité, en tout cas, je crois l'avoir lu entre les lignes, d'un lecteur attentif et scrutateur scrupuleux du monde de la bière, voici donc les vagues sur lesquelles j'ai surfé pendant ce joli mois d'août, à défaut de vacances pour de vrai.


Le palmarès est le suivant :

1. London ale
2. Sapporo
3. ex aequo : Duvel / Bombardier
5. Leffe
6. Cubana
7. Baltika

Bon, il me reste une petite semaine pour de nouvelles découvertes, le cas échéant, je modifierai le classement.

Rester con, c'est aussi tout seul sous la table.




Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 18:01
Ceci est mon article le plus court : la bibliothèque est ouverte, elle se trouve juste sous "que fait-il ? ".


Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 21:41



Par Solal Aronowicz - Publié dans : images - Communauté : Utopia
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 13:50
Samedi après-midi, je t'ai laissé avec ta grand-maman, mon petit bonhomme. Je suis parti.

Tu m'as dit au revoir papa, de ton filet de voix, mais qui inonde, chaque fois que tu saisis enfin la parole, cet immense espace vide en moi où résonne la peur, la honte et le remords immuables.

L'amour que j'ai pour toi, car j'en ai, mon bout d'homme splendide et rigolo, j'en ai, mais il est assis, terriblement intimidé, la gorge nouée, osant à peine tourner le visage vers ces déités mauvaises, forces obscures, profondément stupides, mais présentes, puissantes, difficiles à combattre.

Ces monstres invincibles et anciens tiennent sous leur joug la plus grande partie des terres se trouvant derrière mes yeux, sous la peau, entre les côtes.

Je voudrais embrasser ton regard magnifique et confiant, mais je suis parti.

Je voudrais être sûr, fermement, sans laisser le moindre interstice pour le doute, ce charognard, que nous nous rencontrons dès à présent, vraiment (dans la vérité d'un contact pur immaculé, libéré de cette poisse immonde et pesante qui plie nos fronts vers le sol, à tous).

Qui confirmera cette espérance de contact ? Toi ? Moi ? Qui peut dire comment ça remue dans la cage sous les muscles de devant ?

Ta silhouette, alors que je m'éloignais, te tournant le dos, a diminué très vite dans le miroir qui renvoya rapidement l'image de mon visage soudain énorme, bouffi, dépassant toute limite, purulent, abscons, soudain seul au monde.

Rester con, c'est aussi s'en aller quand il fait beau.


Par Solal Aronowicz - Publié dans : journal d'un con - Communauté : trop dure la vie....
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