Deuxième paysage intérieur,
sans doute un peu après le premier.
Pas loin se trouve un château,
mais il ne figure sur aucune image.
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Deuxième paysage intérieur,
sans doute un peu après le premier.
Pas loin se trouve un château,
mais il ne figure sur aucune image.
Paysage intérieur 1
Soleil au-dessus d'un lac de montagne
Quadrige en pleine lumière
dernier Regard sur Berlin
Berlin 40
Vers le ciel
Berlin 39
Immeuble illuminé
Berlin 38
Prêt (S) au (X) combat (S)
casques berlino-grecques
Berlin 37
"Le Zen considère que nous sommes trop esclaves des mots et de la logique. Tant que nous restons ainsi enchaînés nous sommes malheureux et souffrons indiciblement. Mais si nous voulons voir ce qui est vraiment digne d'être connu et nous conduirait au bonheur spirituel, nous devons nous efforcer de nous libérer une fois pour toutes de tout conditionnement. Nous devons essayer d'acquérir un nouveau point de vue d'où tout le monde pourra être observé dans son intégralité, et la vie saisie de l'intérieur."
D. T. Suzuki, introduction au bouddhisme Zen, Buchet/Chastel, 1978
Escale genevoise
De la place, au-dessus
"Patrick observait les visages des processionnaires. Pour la plupart, ils étaient horribles à voir. On y lisait l'avidité matérielle, une forme répugnante de contentement de soi mais surtout la tension douloureuse d'un manque fondamental. Le système globalien creusait chez ceux qui lui étaient livrés un trou béant : celui d'un permanent désir, d'une insatisfaction abyssale, capable d'engouffrer, sans être jamais comblé, toutes les productions que la machine commerciale pouvait proposer. Ce qui restait dans ces regards c'était le pur vestige, à un haut degré de concentration, d'une barbarie domestiquée, rendue inoffensive par sa soumission à l'ordre marchand."
Jean-Christophe Rufin, Globalia, Editions Gallimard, 2004
Petite fille cornue seule sur un cube qui émerge d'un mur
Berlin 36
" Autour de nous, dans l'atmosphère épaisse et musquée qu'entretenait une panne de climatiseur - ça devenait une épidémie -, les clients étaient vautrés sur des banquettes de velours cramoisi dont les galons dorés étaient ornés de glands et le dossier couvert d'autocollants aux slogans d'inspiration nihiliste ou parfaitement obscènes. Ceux qui restaient debout se frôlaient en passant ou se regardaient sous le nez avec insolence. De temps en temps, une main courait sur une cuisse, un travelo riait à gorge déployée ou balançait une beigne à tout hasard. Tout le monde se demandait où aller, quoi inventer pour réussir la soirée, quoi faire pour oublier la triste banalité du jour."
Philippe Djian, Ça, c'est un baiser, Éditions Gallimard, 2002
Ciel nocturne et phares qui filent dans la nuit, Nollendorfplatz
Berlin 35
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