Mercredi 7 juillet 2010
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"Patrick observait les visages des processionnaires. Pour la plupart, ils étaient horribles à voir. On y lisait l'avidité
matérielle, une forme répugnante de contentement de soi mais surtout la tension douloureuse d'un manque fondamental. Le système globalien creusait chez ceux qui lui étaient livrés un trou béant :
celui d'un permanent désir, d'une insatisfaction abyssale, capable d'engouffrer, sans être jamais comblé, toutes les productions que la machine commerciale pouvait proposer. Ce qui restait dans
ces regards c'était le pur vestige, à un haut degré de concentration, d'une barbarie domestiquée, rendue inoffensive par sa soumission à l'ordre marchand."
Jean-Christophe Rufin, Globalia, Editions Gallimard, 2004
Par Solal Aronowicz
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Lundi 5 juillet 2010
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07:00
Petite fille cornue seule sur un cube qui émerge d'un mur
Berlin 36
Par Solal Aronowicz
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Mercredi 30 juin 2010
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" Autour de nous, dans l'atmosphère épaisse et musquée qu'entretenait une panne de climatiseur - ça devenait une épidémie
-, les clients étaient vautrés sur des banquettes de velours cramoisi dont les galons dorés étaient ornés de glands et le dossier couvert d'autocollants aux slogans d'inspiration nihiliste ou
parfaitement obscènes. Ceux qui restaient debout se frôlaient en passant ou se regardaient sous le nez avec insolence. De temps en temps, une main courait sur une cuisse, un travelo riait à gorge
déployée ou balançait une beigne à tout hasard. Tout le monde se demandait où aller, quoi inventer pour réussir la soirée, quoi faire pour oublier la triste banalité du jour."
Philippe Djian, Ça, c'est un baiser, Éditions Gallimard, 2002
Par Solal Aronowicz
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Lundi 28 juin 2010
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07:00
Ciel nocturne et phares qui filent dans la nuit, Nollendorfplatz
Berlin 35
Par Solal Aronowicz
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Mercredi 23 juin 2010
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07:00
"(...) au-dehors, malgré nos efforts acharnés pour massacrer le monde, le rendre invivable, le rendre odieux, le
recouvrir de notre crasse, de notre bêtise, de nos sentiments haineux, malgré tous nos maudits efforts pour le salir et l'enterrer sous nos bombes, malgré tout ça, au-dehors, s'étalait un ciel
magnifique, d'une beauté absolue, (...)"
Philippe Djian, Ça, c'est un baiser, Éditions Gallimard, 2002
Par Solal Aronowicz
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Lundi 21 juin 2010
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07:00
Ces richesses qui nous enchaînent, sont-elles vraiment des richesses ?
Murs le long de la Spree
Berlin 34
Par Solal Aronowicz
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Mercredi 16 juin 2010
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"L'argent allait tous nous rendre fous. Les guerres, les catastrophes naturelles, les épidémies, la pollution en
éliminaient le plus grand nombre. L'argent faisait le reste. Rares étaient ceux qui pouvaient lui résister. Des pays entiers baissaient leurs culottes comme un seul homme."
Philippe Djian, Vers chez les Blancs, Editions Gallimard, 2000
Par Solal Aronowicz
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Lundi 14 juin 2010
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07:00
Soleil matinal, l'Eglise de la Rédemption en contre-jour.
Berlin 33
Par Solal Aronowicz
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Mercredi 9 juin 2010
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"Celui qui voyage peu chargé n'arrive pas fourbu. Celui qui ne se nourrit pas d'espoirs ne meurt pas
d'inanition."
Philippe Djian, Incidences, Editions Gallimard, 2010, ahahahah
Par Solal Aronowicz
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Lundi 7 juin 2010
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07:00
sculpture devant l'église de la Rédemption
Berlin 32
Par Solal Aronowicz
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Mercredi 2 juin 2010
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07:00
"Chacun a au fond de la conscience un noyau dont il ignore le contenu. Dans mon cas à moi, il s'agit d'une ville. Dans
cette ville coule une rivière, et elle est encerclée par d'épaisses murailles de briques. Les habitants de cette ville ne peuvent pas en sortir. Les seules qui peuvent en sortir, ce sont
les licornes. Elles aspirent en elles l'ego et la personnalité des habitants et vont les rejeter à l'extérieur des murs. C'est pourquoi personne n'a d'ego ni de personnalité dans cette ville. Et
moi, je vis dans cette ville. Voilà l'histoire. Je n'en sais pas plus puisque je ne l'ai jamais vraiment vue de mes yeux."
Haruki Murakami, la Fin des Temps, Editions du Seuil, 1992
Par Solal Aronowicz
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Lundi 31 mai 2010
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07:00
Lueur entre les stèles
Mémorial de l'holocauste
Berlin 31
Par Solal Aronowicz
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