Mardi 2 septembre 2008
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06:00
Ne supportant plus le contact douteux de cet étrange vêtement de latex sur mon gland, d'un geste téméraire, un poil théâtral, il faut bien le
reconnaître, je l'arrachai et le balançai à travers la pièce.
J'eus à peine le temps de le voir parcourir une courbe d'une grande pureté et de l'entendre se recevoir avec un claquement au coin d'un livre, Proust sans doute, que déjà, ardeur et sensations
retrouvées, la bave aux lèvres et l'oeil canin, je me remettais à la tâche avec force saillies viriles :
- Qui t'a déjà baisée comme ça, hein ? personne, hein ? personne, je te dis, personne !-
et force mouvements sporadiques du bassin appropriés.
Or, bien qu'étant un habitué des lieux, par ma faute, ils étaient en l'occurrence habités par des créatures microscopiques et néfastes... Bref des salopards de champignons quoi, petits, mais
brutaux.
Ma partenaire, (mais jusqu'où ira sa mansuétude avec moi ? si un jour, elle tourne casaque et devient aussi rancunière qu'elle est compréhensive, je suis tout simplement un homme mort), ma
partenaire donc, tendrement, me conseille de me récurer comme il se doit au plus vite, sinon je devrai à mon tour sacrifier au rite de la crème spéciale (choisir la pharmacienne avec beaucoup,
beaucoup de précision et de préférence loin de la maison et loin du travail).
Voilà donc comment on se retrouve, le membre pendant dans le lavabo, à s'asperger généreusement d'after shave et à frictionner (c'est écrit dans la notice,) mâchoire crispée, l'oeil déjà moins
canin (surtout ne pas négliger le pourtour de la couronne), pour buter tous ces petits enculés et garder la verge propre.
J'avais d'ailleurs reçu la dite lotion pour la fête des pères...
L'HUILE ESSENTIELLE DE CADE, BOIS (...) PRECIEUX PROVENCAL, EST ASSAINISSANTE (...) ET REVIGORANTE
Ceci est sans doute mon texte le plus con... jusque là.
Par Solal Aronowicz
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Publié dans : aphorismes
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