Dimanche 4 janvier 2009
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08:00
A l'hôpital, une vieille femme est alitée.
Les hommes déambulent lentement dans les couloirs, leur pas est pesant, leurs bras sont croisés sur la
poitrine.
Ils échangent des propos brefs d'un air concerné,
ils cherchent à parler au médecin.
Parfois, ils se rejoignent au bord du lit de la patiente, sans l'approcher vraiment.
Les plus jeunes sont encore capable de la regarder avec une certaine tendresse.
Ils semblent presque étonnés d'éprouver une forme d'émotion.
Les autres, les plus âgés, leur regard est froid et baissé sur leur souliers, des mocassins à glands pour la
plupart.
Les femmes, quant à elles, sont regroupées autour de la malade,
elles tiennent des conciliabules à voix basse,
elles tapotent la main tavelée de taches brunes,
elles arrangent la disposition d'une serviette,
elles préparent un verre d'eau
pour la vieille femme qui est morte depuis plusieurs heures à présent.
Rester con, c'est aussi ne pas s'occuper des siens parce qu'ils toussent un peu trop fort.
Par Solal Aronowicz
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Publié dans : journal d'un con
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