Le blog de Solal Aronowicz
Suite à cette trop courte nuit, je me réveille comateux, la peau cartonnée, pesant, empesé et tout autant, si ce n'est
plus, fatigué, voire épuisé que la veille.
Une journée, comme bien d'autres auparavant, qui commence dans le poids des heures passées les yeux ouverts, tels deux plaies aux bords rongés.
Assis sur le bord de mon lit, une fesse sur Suite à l'hôtel Crystal d'Oliver Rolin, un livre impossible à finir, prétentieux et ennuyeux, torché par un auteur sans doute remarquablement con, et l'autre sur le deuxième volume de Persepolis, un excellent roman graphique écrit par une jeune iranienne, les pieds bien à plat sur le parquet glacial, je constate assez vite que si une chose est rentrée dans l'ordre : mon gommier, visiblement en pleine forme, le tronc épais et les feuilles plus grasses que jamais, trône bien à sa place dans son pot de plus en plus étroit pour lui, une autre chose n'est pas du tout, mais alors absolument pas du tout, en ordre.
Mêlée à la désormais habituelle coulée de terre que ma plante d'appartement m'a habitué à voir derrière elle, luit une longue traînée de sang encore humide, brillante et vermillon.
C'est donc encore une de ces journées...
Je m'ébouriffe les cheveux, j'écarquille le regard, je me tapote les joues, je ferme les yeux quelques secondes, mais cette vision étrange, tout de même un peu brutale pour un matin d'insomnie, ne disparaît pas : le gommier de retour dans son pot, immense, ses branches se courbant contre le plafond, de la terre et du sang épais par terre.
Je secoue ma montre, je vérifie si j'ai reçu des messages. Rien.
La terre, le sang, cette plante qui me domine.
Résignation.
Je me lève avec prudence, écartant des feuilles qui me caressent le visage, leur contact est chaud, poisseux, suintant. J'ouvre la fenêtre pour laisser sortir un trop plein d'air comme vicié par une respiration lourde et malaisée, je sors de ma chambre, suivant la traînée laissée par mon gommier, un coup d'oeil vers le frigo m'apprend que Superman n'est toujours pas revenu, un autre, au bout du couloir, m'apprend que les restes d'un corps gisent éparpillés dans l'entrée...
Je ne suis pas du genre à paniquer. Etant donné que rien ne bouge, étant donné que, malgré ce spectacle inhabituel, tout semble calme, je ne vois pas de raison de me dépêcher. Sur la pointe des pieds, pour éviter de marcher dans la chair et le sang, je ne suis pas du matin, je vais fermer la porte de l'entrée qui bloque sur un pied droit déchaussé.
Une sorte de réflexe stupide qui révèle le coupable qui sommeille en moi me pousse à vérifier si personne n'est sur le palier en train d'attendre mon réveil, l'air déterminé et fermé, les pieds chaussés des incontournables ribouis au cuir cartonneux officiels qui confèrent une sorte d'autorité de mauvais aloi à celui qui les porte sans honte.
Rien, pas un chat, pas un chien devrais-je écrire, mon seuil est vierge de tout importun impétrant. Soyons donc désinvolte et n'ayons l'air de rien, je vais pouvoir régler ça en famille, c'est-à-dire entre moi et mes dieux Lares, porte fermée.
Deux tours de verrou et je vais prendre une longue douche bien chaude, puis, après avoir nettoyé mon corps avec un lait à base de rhum, de feuilles de tabac fermentées et de poudre de grès, je m'installe à la cuisine pour mon café et mon siglo 1 habituels.
Alors que je m'assieds, je sens mon coeur, paisible et puissant qui bat sourdement dans ma poitrine dont les cicatrices sont toujours élégamment boursouflées, et dures comme de la pierre. Bien que je les touche environ toutes les dix minutes, ce qu'il faudrait d'ailleurs éviter, leur contact me semble toujours étranger et me ramène immanquablement à ce qui s'est passé ou à ce qui a suivi.
- Tu verras, tu vas avoir une belle chéloïde, bien épaisse, un peu comme une guirlande de Noël. Toi qui aimes les décorations à même la peau, tu vas être joli. Tes élèves vont bien rire quand tu les emmèneras à la piscine pour la sortie d'automne.
Dr. D., un style inimitable, la compassion à l'état brut, du baume au coeur.
- Ecoute, merci, vraiment, tu vois, j'avais justement besoin qu'on me remonte le moral.
- Je sais, sous tes dehors de dur, de tatoué, de borgne, hein, il faut le dire, t'es un écorché vif, un sensible. Allez va dormir, t'as encore une plus sale gueule qu'un mort de six jours.
C'est important d'avoir des amis médecins, ils savent systématiquement comparer votre état de santé au degré de pourrissement d'un cadavre. C'est une échelle de valeurs assez définitive. En ce qui me concerne, six jours, je trouve que c'est vraiment mauvais signe.
Puisque ma santé ne me permet toujours pas de revenir au travail, je dois maintenant avoir l'aspect d'un macchabée de deux ou trois jours, ce qui représente un net progrès, je profite de ces petits matins tranquilles pour savourer mes rituels qui m'emmènent de Cuba au Brésil ou à l'Afrique en toute quiétude. Ce sont les traditions qui nous structurent et qui nous permettent de nous réunir avec nous-mêmes, préalable indispensable pour aller vers l'autre, et surtout pour éviter qu'il soit systématiquement un enfer, surtout si cet autre est un corps coupé en morceaux et éparpillé sans ordre apparent sur un parquet fraîchement ciré.
Tout semble calme, normal, l'atmosphère est placide, sereine, rien ne bouge, la fumée monte en corolles rondes et grises, je me réveille doucement. Le soleil sec et froid de cette matinée de novembre trace une limite claire et nette le long de la table de la cuisine, mon cigare est complexe et puissant, mon café corsé.
Je suis assis un corps démembré sur une chaise de bois patiné gît ensanglanté je fume lentement et je jette un dans mon entrée coup d'oeil distrait sur les statistiques de mon blog rictus horrifié dix-sept lecteurs orbites vides cinq commentaires dont trois de ma lectrice Véro attentive une quantité incroyable de sang je suis content de entrailles dispersées mon référencement.
Alors que mon regard glisse sur l'écran, je finis par constater que mon masque fang n'est, lui non plus, pas à sa place. Il est fixé contre le mur qui me fait face à un endroit où rien ne semble le soutenir. Il tient par lui-même, posé contre la paroi ou alors fixé par des milliers de petits crochets invisibles et acérés. Son visage blanc, barré de scarifications verticales bleues, paraît impassible mais repus.
La petite figurine qui le surmonte arbore un très léger sourire à la tonalité indéfinissable, sous un certain angle, presque menaçante. Son petit ventre de bois est plus rebondi qu'à l'ordinaire. Tous deux, le visage et la figurine, semblent me regarder avec une fixité hiératique et inquiétante. C'est assez dérangeant, mais l'impression qu'on me voit vraiment me taraude. Je recule un peu. Le bois dont le masque est fait suinte une sorte de poix épaisse qui forme une mare noirâtre sur le carrelage douteux de la cuisine. Je la prends entre le pouce et l'index, elle est chaude, très collante et se détache difficilement de ma peau qui prend une teinture noirâtre.
Je cendre mon cigare avec une vigueur inutile et je finis mon café qui a très vite refroidi. Je résume : ce masque n'est pas à sa place, il devrait être dans le couloir, suspendu au petit clou de cuivre ad hoc. Je rallume mon siglo 1. Ma plante est sortie se promener cette nuit après avoir été surprise en train de feuilleter un magazine, GQ, si mes souvenirs sont bons, dans cette même cuisine en compagnie du masque incriminé plus haut. Superman est une autre histoire et n'entre donc pas en ligne de compte dans ce résumé. Et puis, j'aime autant qu'il ne soit pas de ce coup là, après tout, je ne sais pas dans quelle mesure il m'est vraiment attaché, il pourrait mal prendre toute cette affaire.
Je me sers une petite mesure de rhum (il est huit heures passées, j'ai la conscience tranquille), un matusalem gran reserva fait en République dominicaine, l'alcool qui achève de convaincre les filles de rester encore un peu, voire de renoncer au dernier train, ce qui n'est pas arrivé depuis fort longtemps, mais qui est tout aussi bien pour terminer le petit déjeuner sur une note douce et euphorisante.
Je bois quelques lampées et je réfléchis un peu, le vrai luxe des gens qui n'ont rien à faire.
Je réfléchis un peu, car je me demande ce qui se passe dans cet appartement. Je dors de moins en moins ces derniers temps et j'assiste, je participe même, à de plus en plus de péripéties étranges et brutales qui finissent dans le sang, pas toujours le mien, certes, mais relativement souvent quand même.
Je me dis donc que je devrais vraiment faire mon possible pour dormir plus et je me fais un deuxième café.
Une journée, comme bien d'autres auparavant, qui commence dans le poids des heures passées les yeux ouverts, tels deux plaies aux bords rongés.
Assis sur le bord de mon lit, une fesse sur Suite à l'hôtel Crystal d'Oliver Rolin, un livre impossible à finir, prétentieux et ennuyeux, torché par un auteur sans doute remarquablement con, et l'autre sur le deuxième volume de Persepolis, un excellent roman graphique écrit par une jeune iranienne, les pieds bien à plat sur le parquet glacial, je constate assez vite que si une chose est rentrée dans l'ordre : mon gommier, visiblement en pleine forme, le tronc épais et les feuilles plus grasses que jamais, trône bien à sa place dans son pot de plus en plus étroit pour lui, une autre chose n'est pas du tout, mais alors absolument pas du tout, en ordre.
Mêlée à la désormais habituelle coulée de terre que ma plante d'appartement m'a habitué à voir derrière elle, luit une longue traînée de sang encore humide, brillante et vermillon.
C'est donc encore une de ces journées...
Je m'ébouriffe les cheveux, j'écarquille le regard, je me tapote les joues, je ferme les yeux quelques secondes, mais cette vision étrange, tout de même un peu brutale pour un matin d'insomnie, ne disparaît pas : le gommier de retour dans son pot, immense, ses branches se courbant contre le plafond, de la terre et du sang épais par terre.
Je secoue ma montre, je vérifie si j'ai reçu des messages. Rien.
La terre, le sang, cette plante qui me domine.
Résignation.
Je me lève avec prudence, écartant des feuilles qui me caressent le visage, leur contact est chaud, poisseux, suintant. J'ouvre la fenêtre pour laisser sortir un trop plein d'air comme vicié par une respiration lourde et malaisée, je sors de ma chambre, suivant la traînée laissée par mon gommier, un coup d'oeil vers le frigo m'apprend que Superman n'est toujours pas revenu, un autre, au bout du couloir, m'apprend que les restes d'un corps gisent éparpillés dans l'entrée...
Je ne suis pas du genre à paniquer. Etant donné que rien ne bouge, étant donné que, malgré ce spectacle inhabituel, tout semble calme, je ne vois pas de raison de me dépêcher. Sur la pointe des pieds, pour éviter de marcher dans la chair et le sang, je ne suis pas du matin, je vais fermer la porte de l'entrée qui bloque sur un pied droit déchaussé.
Une sorte de réflexe stupide qui révèle le coupable qui sommeille en moi me pousse à vérifier si personne n'est sur le palier en train d'attendre mon réveil, l'air déterminé et fermé, les pieds chaussés des incontournables ribouis au cuir cartonneux officiels qui confèrent une sorte d'autorité de mauvais aloi à celui qui les porte sans honte.
Rien, pas un chat, pas un chien devrais-je écrire, mon seuil est vierge de tout importun impétrant. Soyons donc désinvolte et n'ayons l'air de rien, je vais pouvoir régler ça en famille, c'est-à-dire entre moi et mes dieux Lares, porte fermée.
Deux tours de verrou et je vais prendre une longue douche bien chaude, puis, après avoir nettoyé mon corps avec un lait à base de rhum, de feuilles de tabac fermentées et de poudre de grès, je m'installe à la cuisine pour mon café et mon siglo 1 habituels.
Alors que je m'assieds, je sens mon coeur, paisible et puissant qui bat sourdement dans ma poitrine dont les cicatrices sont toujours élégamment boursouflées, et dures comme de la pierre. Bien que je les touche environ toutes les dix minutes, ce qu'il faudrait d'ailleurs éviter, leur contact me semble toujours étranger et me ramène immanquablement à ce qui s'est passé ou à ce qui a suivi.
- Tu verras, tu vas avoir une belle chéloïde, bien épaisse, un peu comme une guirlande de Noël. Toi qui aimes les décorations à même la peau, tu vas être joli. Tes élèves vont bien rire quand tu les emmèneras à la piscine pour la sortie d'automne.
Dr. D., un style inimitable, la compassion à l'état brut, du baume au coeur.
- Ecoute, merci, vraiment, tu vois, j'avais justement besoin qu'on me remonte le moral.
- Je sais, sous tes dehors de dur, de tatoué, de borgne, hein, il faut le dire, t'es un écorché vif, un sensible. Allez va dormir, t'as encore une plus sale gueule qu'un mort de six jours.
C'est important d'avoir des amis médecins, ils savent systématiquement comparer votre état de santé au degré de pourrissement d'un cadavre. C'est une échelle de valeurs assez définitive. En ce qui me concerne, six jours, je trouve que c'est vraiment mauvais signe.
Puisque ma santé ne me permet toujours pas de revenir au travail, je dois maintenant avoir l'aspect d'un macchabée de deux ou trois jours, ce qui représente un net progrès, je profite de ces petits matins tranquilles pour savourer mes rituels qui m'emmènent de Cuba au Brésil ou à l'Afrique en toute quiétude. Ce sont les traditions qui nous structurent et qui nous permettent de nous réunir avec nous-mêmes, préalable indispensable pour aller vers l'autre, et surtout pour éviter qu'il soit systématiquement un enfer, surtout si cet autre est un corps coupé en morceaux et éparpillé sans ordre apparent sur un parquet fraîchement ciré.
Tout semble calme, normal, l'atmosphère est placide, sereine, rien ne bouge, la fumée monte en corolles rondes et grises, je me réveille doucement. Le soleil sec et froid de cette matinée de novembre trace une limite claire et nette le long de la table de la cuisine, mon cigare est complexe et puissant, mon café corsé.
Je suis assis un corps démembré sur une chaise de bois patiné gît ensanglanté je fume lentement et je jette un dans mon entrée coup d'oeil distrait sur les statistiques de mon blog rictus horrifié dix-sept lecteurs orbites vides cinq commentaires dont trois de ma lectrice Véro attentive une quantité incroyable de sang je suis content de entrailles dispersées mon référencement.
Alors que mon regard glisse sur l'écran, je finis par constater que mon masque fang n'est, lui non plus, pas à sa place. Il est fixé contre le mur qui me fait face à un endroit où rien ne semble le soutenir. Il tient par lui-même, posé contre la paroi ou alors fixé par des milliers de petits crochets invisibles et acérés. Son visage blanc, barré de scarifications verticales bleues, paraît impassible mais repus.
La petite figurine qui le surmonte arbore un très léger sourire à la tonalité indéfinissable, sous un certain angle, presque menaçante. Son petit ventre de bois est plus rebondi qu'à l'ordinaire. Tous deux, le visage et la figurine, semblent me regarder avec une fixité hiératique et inquiétante. C'est assez dérangeant, mais l'impression qu'on me voit vraiment me taraude. Je recule un peu. Le bois dont le masque est fait suinte une sorte de poix épaisse qui forme une mare noirâtre sur le carrelage douteux de la cuisine. Je la prends entre le pouce et l'index, elle est chaude, très collante et se détache difficilement de ma peau qui prend une teinture noirâtre.
Je cendre mon cigare avec une vigueur inutile et je finis mon café qui a très vite refroidi. Je résume : ce masque n'est pas à sa place, il devrait être dans le couloir, suspendu au petit clou de cuivre ad hoc. Je rallume mon siglo 1. Ma plante est sortie se promener cette nuit après avoir été surprise en train de feuilleter un magazine, GQ, si mes souvenirs sont bons, dans cette même cuisine en compagnie du masque incriminé plus haut. Superman est une autre histoire et n'entre donc pas en ligne de compte dans ce résumé. Et puis, j'aime autant qu'il ne soit pas de ce coup là, après tout, je ne sais pas dans quelle mesure il m'est vraiment attaché, il pourrait mal prendre toute cette affaire.
Je me sers une petite mesure de rhum (il est huit heures passées, j'ai la conscience tranquille), un matusalem gran reserva fait en République dominicaine, l'alcool qui achève de convaincre les filles de rester encore un peu, voire de renoncer au dernier train, ce qui n'est pas arrivé depuis fort longtemps, mais qui est tout aussi bien pour terminer le petit déjeuner sur une note douce et euphorisante.
Je bois quelques lampées et je réfléchis un peu, le vrai luxe des gens qui n'ont rien à faire.
Je réfléchis un peu, car je me demande ce qui se passe dans cet appartement. Je dors de moins en moins ces derniers temps et j'assiste, je participe même, à de plus en plus de péripéties étranges et brutales qui finissent dans le sang, pas toujours le mien, certes, mais relativement souvent quand même.
Je me dis donc que je devrais vraiment faire mon possible pour dormir plus et je me fais un deuxième café.
Jeu 6 nov 2008
12 commentaires
Haha ! En voilà six alors, des commentaires !
"Il faut dormir quand il est l'heure". Dur, dur...
emily - le 06/11/2008 à 18h22
le café coule dans la cuisine...
ici tout est calme et en désordre (ce qui est normal)
je viens prendre des nouvelles de Solal
je dépose mon 9228 commentaire...
la suite de mes aventures palpitantes au prochaine article
véro - le 07/11/2008 à 00h59
c'est pas moi
c'est pas moi
c'est pas moi
véro - le 07/11/2008 à 01h02
toute ressemblance avec des .......
véro - le 07/11/2008 à 01h03
avec ma lectrice préférée est bienvenue.
Solal Aronowicz
je découvre votre blog... et je dois reconnaitre que je ne comprends pas tout à votre histoire, j'ai tout de même pris la peine de lire cet article jusqu'au bout... je crois que vous buvez trop de café..
PS: et puis ce serez bien d'aérer un peu ici ça sent les draps sales.
circée - le 07/11/2008 à 01h07
Ecoutez, ma chère Circé, femme aux multiples visages...intarissable commentatrice d'une oeuvre douteuse aux relents nauséabonds, je vous assure que mes draps sont propres et que moi-même, je ne
comprends rien à ce qui m'arrive. Quant au café, ma foi oui, c'ets l'overdose continuelle.
Solal Aronowicz
Et bien moi, j'adore les draps sales qui gardent la mémoire des carresses, l'odeur de la peau et du coït animal...
Yume - le 16/11/2008 à 13h24
Ecoutez, moi j'aime bien aussi, mais il faut reconnaître que j'ai assez peu d'invitées, alors pour l'instant, c'est plutôt de la mémoire de ma peau seule dont il s'agit.
Solal Aronowicz
Dommage, vos draps sales m'inspirent...D'ailleurs, je me penche sur l'écriture d'un article intitulé: "Eloge des draps sales". Tant pis si l'on me considère comme une obsédée de l'odeur de semence, ça doit être mon côté "mâle" que je ne saurais ni ne voudrais cacher...
So addict - le 17/11/2008 à 11h13
Allez-y dévoilez vous ! Une femme obsédée de semence, et qui le revendique, c'est inespéré ! Pour votre éloge, c'est le point de départ d'un blog...
Solal Aronowicz
Je n'oserais pas me dévoiler sur votre espace...parce que les commentaires sont publiés instantanément et qu'une certaine crainte me tient (la garce !) les mains. On ne sait jamais, si je devais heurter le manque de sensibilité de quelques "tâteurs" ou "tâteuses" étriqués dans leur tolérance..."L'éloge des draps sales", j'y travaille. L'écriture comme la peinture me demande de l'attention, du temps, des transformations...pour un résultat en deçà de mes motivations de départ. De pâles métaphores de mes émotions...
So Addict - le 20/11/2008 à 10h20
A mon avis, il n'y a pas à hésiter, vous lire est un vrai plaisir, tant pis pour les sensibles. Et puis pour les attentes, on ne va jamais tout au fond, mais il me semble que votre plume (votre
toucher du clavier...) est plutôt aiguisé. J'attends votre "éloge..." avec impatience.
Solal Aronowicz
Plaisir partagé...le texte ci-dessus concernant les (més)aventures de Solal, je vais essayer de vous répondre ailleurs, dans un autre espace, une autre zone...
Hyperorganiséecomfille - le 24/11/2008 à 08h05
...moi qui pensais que mes commentaires auraient les vertus de vous endormir...Je vois que vous m'avez volé mon ennemie impatience (oui suis fâchée avec elle, elle ne fait que des conneries). Auriez-vous oublié que j'attendais avec elle et mon pote Plaisir juste là, sur le bord de votre lit (Ozeraijenozeraijepas ?????) de profiter du spectacle brûlant des exploits de votre verge au combat ???????
Beforetheaftershave - le 24/11/2008 à 09h12
Ma verge au combat, mais j'aimerais bien l'y voir moi aussi, inflexible et sans pitié, pourvoyeuse de plaisirs ambigus, symbole de force et de virilité, mais voilà, on en est pas là. Quoiqu'on en
dise, quoique vous en disiez, les tâteuses se font rares. La femme de plus de trente ans est méfiante, voyez-vous, elle veut des garanties d'engagement, du solide, du concret, un bâtisseur et
exit le guerrier, voire le poète.
Mais si vous êtes au bord lit, pourquoi ne pas y entrer...(quant à votre pote, il peut aller se faire un café à la cuisine en attendant).
Solal Aronowicz